La Fontaine Sha'lan

Publié le 06/12/2012 à 20:21 par architectureislamiquejerusalem
La Fontaine Sha'lan

Sabil Sha'lan

سبيل شعلان

 

أنشأ سبيل شعلان الملك المعظم عيسى، في سنة 613هـ/ 1216م، في العصر الأيوبي. ثم عمره الأمير شاهين الذباح، نائب القدس، في عهد الملك الأشرف برسباي، في سنة 832هـ/1429م. وفي سنة 1037هـ /1627م، عمره محمد باشا محافظ القدس، في عهد السلطان مراد الرابع، في العصر العثماني . ويتكون هذا السبيل من بناء مربع الشكل، وفيه بئر للماء. وله أربع دعامات صغيرة من جهة الغرب. وتحمل سقفاً بسيط التكوين. وهو مفتوح من جهاته الجنوبية، والغربية، والشمالية. وفي الجهة الشرقية، يقع البئر. وفيها غرفة مربعة الشكل، تقع خلف البئر، وتلاصق بناء السبيل .

 

 

Période: AYYOUBIDES

Date: 613 / 1232

Emplacement geographique: Mosquée al Aqsa

(Esplanade des mosquées)

 



Ecole Malik Mu'azzam Isa Omariye

Publié le 05/12/2012 à 23:55 par architectureislamiquejerusalem
Ecole Malik Mu'azzam Isa Omariye

Madrasa Malik Mu'azzam Isa Omariye

المدرسة المعظمية

 

La Madraseh Mo'addamiyeh, waqf d'El Malek el Mo'addam 'Ysa. Il en a déjà été question dans la biographie de ce prince. Elle fait face à la Porte Charaf el anbiâ, connue sous le nom de Porte de la Dawâdâriyeh. L'acte de waqf est daté du 29 djoumâda 1’ de l'année 606 (29 novembre 1209). J'ai parcouru ce titre dans lequel étaient énumérés de nombreux biens-fonds dans différents villages; ils ont été pris, pour la plupart, et se trouvent entre les mains de diverses personnes qui les détiennent, soit à titre d'iqtâ' (apanage), soit en toute propriété.

El Malek el Mo’addam était un savant éminent; il était très attaché à la secte Hanafite, qu’il professait contrairement aux autres membres de sa famille qui étaient tous Châfé’îtes. C’est lui qui fit construire à Jérusalem une Madraseh (collège) pour les Hanafites, auprès de la porte du Masdjed-el-Aqsa connue aujourd’hui sous le nom de Porte de la Dawâdâriyeh.

La madrasa désigne en particulier, dans l’usage moderne, un établissement où sont enseignées les sciences islamiques, c’est-à-dire un collège de hautes études, par opposition à l’école élémentaire de type traditionnel (kuttâb). Au Moyen-Âge, ce terme s’appliquait essentiellement à un collège de droit, où les autres sciences islamiques, y compris les disciplines littéraires et philosophiques, n’étaient que des auxiliaires.

 

 

Période: AYYOUBIDES

Date: 614 / 1233

Emplacement geographique: Rue Tariq Bab Sitti Mariam

(Quartier Musulman)

La Porte de la Rémission

Publié le 04/12/2012 à 22:19 par architectureislamiquejerusalem

Bab al Hittah

باب حطة

 

La Porte Hetta (Bâb Hetta). Elle est située dans la partie septentrionale du Masdjed. C’est d’elle qu’il est question, suivant Abou-Horayrah, dans ces paroles de l’envoyé de Dieu : il fut enjoint à Moïse de dire aux enfants d’Israël; Entrez par cette porte en vous prosternant et dites : Hetta (indulgence), nous vous pardonnerons vos péchés. (Qor’ân, sur. II, v. 55). Mais ils changèrent le mot et franchirent la porte en se traînant sur leur derrière et en disant : Habbeh fi cha’rah (un grain dans un poil). D’après le fils d’Abbâs, ces paroles de Dieu (Sur. II, v. 55) : Entrez dans cette ville, désignent Jérusalem. Et mangez ce qui vous plaira au gré de vos désirs (même verset), veut dire : sans que vous ayez à en rendre compte. Entrer par la porte (même verset) s’applique à la porte de Jérusalem. En vous prosternant devant Dieu, et dites Hetta (même verset) signifie : il n’y a de Dieu qu’Allah; car c’est une formule qui a la vertu de faire pardonner les péchés. Mais les méchants d’entre eux substituèrent à la parole qui leur fut indiquée une autre parole (Sur. II, v. 56). Ils dirent en hébreu : Grain brun y indiquant par là le froment. Et nous fîmes descendre du ciel une rétribution, c’est-à-dire un châtiment, à cause de l’impiété à laquelle ils s’abandonnaient. (Même verset.) On dit que celui qui fait, à la Porte Hetta, une prière de deux génuflexions acquiert autant de bonnes œuvres qu’il y eut d’enfants d’Israël qui reçurent l’ordre d’entrer et s’y refusèrent. Cette porte n’a pris le nom de Bâb Hetta que parce que Dieu ordonna aux enfants d’Israël d’entrer par là et de dire Hetta. Ce mot est le nom d’action, sur la forme fé’la, du verbe Hatta qui signifie poser une chose d’en haut en bas; ainsi on dit: Hatta’ l hamla ‘an-i’ d-dabbati (il a descendu la charge de dessus la bête). Suivant Sa’id ebn Djobayr, qui s’appuie sur le fils d’Abbas, dans ces paroles de Dieu: Dites : Hetta, le mot Hetta signifie rémission des péchés; or ils dirent Hentah (froment). Au dire de Moqâtel. Ils avaient commis un péché en refusant à Moïse d’entrer dans la terre habitée par les géants. Dieu voulut le leur pardonner et il leur fut dit : Dites : Hetta. Ez-Zaddjâdj prétend que ce mot signifie décharge-nous du péché ‘. Dans l’opinion du fils d’Abbâs, l’expression soddjadan, dans ce passage du Qor’ân wa’ dkholou’l bâba soddjadan ‘, veut dire en vous inclinant (rokka’an), le verbe raka’a exprimant l’inclinaison excessive; le sens serait donc en vous inclinant excessivement, en vous abaissant ‘. Moudjâhed et Qotâdah s’expriment en ces termes: Il s’agit, dans ce verset, de la Porte Hetta à Jérusalem; la porte fut abaissée à leur intention, afin qu’ils inclinassent la tête; mais ils n’en firent rien. A l’époque des enfants d’Israël, quand l’un d’eux commettait un péché, ce péché était écrit sur sa porte, ou sur son front. On lisait sur le seuil de sa porte : Un tel a péché telle ou telle nuit; en conséquence on l’éloignait et on le chassait. Il venait alors à la Porte du Repentir, qui est celle située auprès du Mehrâb de Marie (sur qui soit le salut!), d’où elle recevait sa nourriture. Il passait là quelque temps à pleurer et à prier humblement. Si Dieu lui pardonnait, son péché était effacé de son front, ou de sa porte, et les enfants d’Israël se rapprochaient de lui; dans le cas contraire, on l’éloignait et on le chassait.

 

 

Période: AYYOUBIDES

Date: 617 / 1236

Emplacement geographique: Mosquée al Aqsa

(Esplanade des mosquées)

Le Mausolée Barka Khan Khalidi Library

Publié le 03/12/2012 à 23:27 par architectureislamiquejerusalem
Le Mausolée Barka Khan Khalidi Library

Mausoleum Barka Khan Khalidi Library

تربة بركة خان

 

أنشأ هذه التربة الأمير حسام الدين بركة خان، قائد الخوارزمية الذين ساهموا في تحرير القدس من الاحتلال الصليبي. وقد استمر الأمير حسام الدين في قتال الصليبيين إلى أن استشهد في حمص، في سنة 644هـ /1246م، ودفن في تربته هذه، ثم دفن فيها ولداه بدر الدين محمد، وحسام الدين كره بك. وفي العصر المملوكي، قام محمد بن أحمد العلائي، بتجديد هذه التربة، وتوسيعها في سنة 792هـ /1294م . وتتكون هذه التربة من ساحة مكشوفة، وفيها ثلاثة قبور لمن تقدم ذكرهم. وفي غربيها غرفة تستخدم الآن مكتبة لآل الخالدي . ولعل أهم ما يميزها واجهتها الشمالية الرئيسية المطلة على طريق باب السلسلة. وفي الجزء الشمالي الشرقي، من هذه الواجهة مدخل متوسط الحجم تحف به مكسلتان حجريتان. وفي الجزء الشمالي الغربي منها نافذتان، يقوم فوق إحداهما عقد مدبب، وفوق الأخرى عقد مقصوص .

 

 

Période: AYYOUBIDES

Date: 644 - 792 / 1263 - 1411

Emplacement geographique: Rue de la chaine

(Quartier Musulman)

 

La Coupole (Dôme) de Moussa

Publié le 03/12/2012 à 22:25 par architectureislamiquejerusalem
La Coupole (Dôme) de Moussa

Qubbat Moussa

قبة موسى

 

La Coupole de Moussa (Moïse). Quant à la coupole qui est en face de la Porte de la Chaîne (Bâb es-selseleh), et qu’on appelle la Coupole de Moussa, elle ne tire point son nom du prophète Moïse; aucune tradition authentique n’autorise cette attribution. C’est El Malek es-Sâleh Nadjm-ed-dyn Ayyoub, fils d’El Malek el Kâmel, qui en ordonna la construction, l’année même de sa mort, c’est-à-dire en 649 (Comm. 26 mars 1251). Anciennement cette coupole était connue sous le nom de la Coupole de l’Arbre.

 

 

Période: AYYOUBIDES

Date: 647 / 1266

Emplacement geographique: Mosquée al Aqsa

(Esplanade des mosquées)

 

La chaire de Salah al Din

Publié le 02/12/2012 à 22:30 par architectureislamiquejerusalem
La chaire de Salah al Din

Minbar Salah al Din

منبر صلاح الدين

 

Lorsque Jérusalem fut tombée au pouvoir des musulmans, et que Dieu l’eut purifiée de la souillure des polythéistes, les chrétiens (indigènes) demandèrent à y rester en payant la capitation, et à entrer dans la condition de demmis; leur demande fut agréée. Après que le Sultan eut pris livraison de la ville sainte, il donna l’ordre de découvrir le Mehrâb; les Templiers l’avaient muré sur le devant et laissé tomber en ruines; on dit même qu’ils en avaient fait un lieu d’aisance. Ils avaient aussi construit à l’ouest de la qebleh une vaste maison et une église. Les constructions élevées devant le Mehrâb furent démolies; on installa la chaire; le Mehrâb fut mis à découvert; on détruisit toutes les bâtisses qu’ils avaient construites entre les piliers; on couvrit la mosquée de tapis et on suspendit les lampes. Ce fut un jour solennel. El Malek el ‘Adel Nour-ed-dyn, le martyr, avait formé le projet de conquérir Jérusalem; dans cette pensée, il avait fait faire à Alep une chaire qui avait coûté plusieurs années de travail et qu’il destinait à la ville sainte. Mais la mort vint le surprendre, et la prise de Jérusalem s’accomplit par les mains de celui que Dieu avait choisi : le Sultan Salâh-ed-dyn fit apporter la chaire d’Alep et la plaça dans la mosquée El-Aqsa. C’est celle qu’on y voit actuellement.

Lors de la prise d’Al Quds en 1187, Salah al Din, comme pour le Dôme du Rocher, fait enlever les icônes et l’autel, ainsi que les constructions des Templiers au nord de la mosquée. Il contribue à la décoration du mihrâb en offrant une magnifique chaire de bois sculpté. Cette chaire, réalisée en 1170, est l’oeuvre de son prédécesseur Nur al-Din, gouverneur de Syrie. Elle est détruite par le feu en 1969, un geste fou d’un touriste australien, qui pensait que le retour du messie ne pourrait avoir lieu avant la disparition des “abominations” musulmanes du Mont du Temple.

 

 

Période: AYYOUBIDES

Date: ?

Emplacement geographique: Mosquée al Aqsa

(Esplanade des mosquées)

 

La Mosquée Ad Disi

Publié le 01/12/2012 à 00:26 par architectureislamiquejerusalem
La Mosquée Ad Disi

Masjid Ad Disi

مسجد الديسي

 

مسجد الديسي (النبي داود) مسجد أثري يقع داخل أسوار البلدة القديمة لمدينة القدس، في حارة المغاربة، في الجهة الغربية الجنوبية من المسجد الأقصى. وهو اليوم مُحاط بمواقع يهودية، ومسيحية أرمنية، بعد هدم البيوت الوقفية أثر حرب 1967م وإقامة المساكن اليهودية على أنقاض الأوقاف الإسلامية في تلك المنطقة، وتفريغ ساحة تُستعمل كموقف للسيارات. للمسجد مأذنة ترتفع حوالي 15 متر، وتبلغ مساحته 60 متر مربع.[

 

 

Période: AYYOUBIDES

Date: ?

Emplacement geographique: Rue Tariq Bab nabi Daoud

(Quartier Juif)

Ecole al Afdaliya (Détruite)

Publié le 01/12/2012 à 00:00 par architectureislamiquejerusalem
Ecole al Afdaliya (Détruite)

Madrasat al Afdaliya

مدرسة الفضيلة

 

La Madraseh Afdaliyeh, connue autrefois sous la dénomination d' El Qobbeh (la Coupole), dans le quartier des Maghrébins. C'est un waqf d'El Malek el Afdal Nour-ed-dyn Abou'l-Hasan ‘Aly, fils d'El Malek Salâh-ed-dyn, que Dieu l'enveloppe de sa miséricorde! Il en fît donation en faveur des jurisconsultes Mâlékîtes à Jérusalem. Il constitua aussi en waqf le quartier des Maghrébins en faveur de la Communauté des Maghrébins, sans distinction d'origine, hommes et femmes. La donation eut lieu à l'époque où ce prince régnait sur Damas dont Jérusalem formait une annexe. Néanmoins les titres de ces deux donations ne s'étant pas retrouvés, on dressa un procès- verbal établissant la mise en waqf pour chaque bien-fonds; le contenu en fut certifié par devant les autorités judiciaires (au Mahkameh), après le décès du fondateur. On a rencontré ci-devant la date du règne d'El Malek el Afdal et celle de sa mort. Au nombre de ses legs pieux est le Masdjed situé auprès de Qomâmeh (l'église du Saint-Sépulcre), au dessus de la prison de la Chortah (la police); il le constitua en waqf en l'année 589 (Comm. 17 janvier 1193 ), qui est celle dans laquelle mourut son père; on y voit un minaret qui a été refait antérieurement à 870 (Comm. 24 août 1465). Un archéologue israélien a révélé qu'une pièce ressemblant à une salle de prière musulmane avait été découverte sur le site de la rampe de la porte des maghébins. L'office des biens religieux musulmans (Waqf), qui n'en avait pas été informé jusque là, a dénoncé l'attitude de l'Autorité israélienne des antiquités. Il y a deux semaines, des archéologues israéliens ont commencé des fouilles préparatoires avant la construction prévue d'un nouvel accès piéton à l'Esplanade des Mosquées. Le chemin de la porte Mughrabi s'est partiellement effondré lors d'une tempête de neige en 2004. Israël a donc jugé nécessaire de bâtir une nouvelle rampe d'accès. "En 2004, lorsque la rampe Mughrabi s'est effondrée, une petite pièce a été découverte qui contenait une alcôve surmontée d'un dôme, une sorte de niche de prière musulmane, orientée au sud", écrit l'archéologue Yuval Baruch dans un article publié sur le site Internet de l'Autorité des antiquités avant le début des travaux actuels. "Certains avancent que ce sont les restes d'une salle de prière qui faisait partie d'une madrasa (école coranique)". L'Autorité israélienne des antiquités, qui mène les fouilles préparatoires et les travaux de construction, a fait valoir dimanche que la petite pièce n'était peut-être pas une salle de prière, que les archéologues n'en seraient surs qu'après une étude plus poussée. "Si ce qui est découvert est important, ce sera préservé et conservé en tant que partie du parc archéologique" voisin des lieux saints, a assuré Osnat Goaz, une porte-parole. Pourquoi alors ne pas en avoir informé le Waqf plus tôt, s'interroge Adnan Husseini, président de l'office des biens religieux musulmans? "Nous n'avons rien appris de cela", a-t-il déploré. "Ils cachent constamment des choses". "C'est ainsi qu'ils agissent", a commenté Amos Gil d'Ir Amim, une association israélienne qui milite pour la coexistence des différentes communautés à Jérusalem. "Ils ne veulent pas trouver tous les vestiges, mais seulement les vestiges judaïques". Contacté par l'Associated Press, Yuval Baruch a expliqué que l'Autorité des antiquités avait décidé de ne pas révéler l'existence de la petite pièce plus tôt car les archéologues avaient besoin de temps pour établir à quel usage elle avait servi. Jusqu’en 1967, la zone du Mur occidental comprenait des bâtiments du quartier Maghrébin et du quartier El- Meidan. Il y avait dans la rue perpendiculaire au Mur occidental une madrasa ( école islamique) appelée Al Afdalia, construite en 1199 durant la période Ayyoubide ( 1111- 1254), et elle accueillait les croyants de l’ordre des Malki. Il y a très peu d’information sur ce bâtiment. Il a été détruit avec les autres bâtiments de ce quartier, mais une rampe en terre demeure, menant à la porte des Maghrébins, et contenant les ruines de la madrasa.

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20070219.OBS3160/fouilles-a-jerusalem-des-decouvertes-dissimulees.html

 

 

Période: AYYOUBIDES

Date: 580/1199

Emplacement geographique: Près de la porte des Maghrébin

(Quartier Maghrébin)

Le Quartier Maghrébin

Publié le 30/11/2012 à 00:15 par architectureislamiquejerusalem
Le Quartier Maghrébin

Harat al Maghraba

حارة المغاربة

 

Le Haram al-Charif tout entier, où l'on pense que se dressait jadis le temple d'Hérode détruit par les Romains en 70 av. J.-C., est étroitement lié au prophète Muhammad, comme le confirme le Coran (sourate XVII, 1) : “Gloire à lui Qui fit se rendre de nuit son serviteur de la mosquée sacrée à la mosquée cachée.” Divers récits corroborés par la Vie du prophète relatent que celui-ci arriva à Jérusalem en volant sur “al-Bouraq”, sa jument à tête de femme. Là, dans la “mosquée cachée”, il pria avec Abraham, Moïse, Salomon et Jésus, puis s'assit sur un trône en cuir doré et monta au paradis. Il ré-enfourcha al-Bouraq et revint à La Mecque la même nuit. Selon la tradition populaire, des traces de ce périple nocturne sont conservées sur le côté ouest du rocher, tandis que des empreintes de pied du prophète se trouvent à l'angle sud-est du rocher. Jusqu'en juin 1967, on pouvait accéder à la partie visible du mur d'al-Bouraq (qui faisait à cette époque 28 m de long) par des allées et des passages du quartier marocain. L'approche était indiquée par un pavement de 3,30 m de large seulement. L'énorme appareil de blocs de pierre taillée du mur datant de la période romaine est surmonté d'une strate de la période omeyyade (41-132 H / 661-750 J.-C.), et d'une autre remontant aux Mamelouks (648-922 H / 1250-1517 J.-C.). Les éléments de la partie supérieure ont été ajoutés après 1967 par l'administration des Fondations islamiques. Les travaux menés par le Fonds de recherches palestinien ont révélé 19 différentes strates de construction entre la partie apparente et le rocher. Il est possible qu'elles remontent à la période romaine. Le quartier marocain (faisant partie du waqf du sultan al-Malik al-Afdal Nour al-Din Ali, fils du sultan Salah al-Din Ayyoubi, enregistré le 24 rajab 666 / 10 avril 1268 J.-C.) a été détruit peu après la fin de la guerre en juin 1967. Cette démolition radicale a touché des constructions adjacentes au mur d'al-Bouraq, en particulier vers le sud. Les constructions devant le mur ont été rasées, tandis qu'une zone pavée appelée “place du mur occidental” était aménagée. Ces travaux, et d'autres fouilles archéologiques, ont permis de mettre au jour une plus grande partie du mur et certaines parties basses. On a également découvert un canal en tunnel appelé par la suite “tunnel du mur occidental.”

À l’époque médiévale et surtout à l’époque des Croisés, de nombreux musulmans sont venus à Jérusalem de tous les pays musulmans, et parmi eux des Maghrébins qui ont bâti un quartier où ils se sont installés. Cette mahalla, ainsi que l’une des portes de la ville de Jérusalem qui y conduit ont donc été baptisées quartier et porte des Maghrébins. La mahalla a été fondée en waqf à l’époque ayyoubide au profit de la communauté maghrébine. Les Maghrébins ont donc contribué à la construction de la ville par leurs fondations et surtout par les institutions de waqf fondées par eux-mêmes ou à leur profit .

Le quartier maghrébin de la veille ville de jérusalem devrait son nom aux marocains qui ont repondu a l' appel de salah din pour defendre jérusalem de la main des croisés. Le quartier possédé de nombreux vestiges remontant au 14 eme siecles : mosquée, khan et zawiyya. Les habitations sont constituées de petite maisons, serrées autour de rues étroites, insalubres, selon les israeliens qui parlent de taudis mais dans un état convenable, selon les jordaniens et les palestiniens. Quatre jours après la prise de Jérusalem, le 11 Juin 1967 les craintes se précisèrent quand les autorités détruisirent au bulldozer le Quartier Maghrébin, une zone historique de la ville, en prévenant les habitants à peine trois heures à l’avance. Certains périrent sous les décombres de leurs maisons, des mosquées dont la mosquée et madrasa Al-Afdaliya et 138 bâtiments historiques ainsi que de nombreuses propriétés du waqf islamique furent rayées de la carte sans autre forme de procès. 125 familles composées d'un total d'environ 1000 personnes furent chassées. L'objectif était de créer une vaste esplanade, devant le mur, pour permettre la réunion de centaines de fidèles et la mise en valeur du haut lieu du judaisme.

 

 

Période: AYYOUBIDES

Date: ?

Emplacement geographique: Place du mur des lamentations

(Quartier Maghrébin)

La période mamelouke (648/1250 – 922/1517)

Publié le 29/11/2012 à 09:54 par architectureislamiquejerusalem
La période mamelouke (648/1250 – 922/1517)

المماليك البحرية - المماليك البرجية

Après le règne ayyoubide, les Mamelouks, qui avaient pris possession de Jérusalem en 1250, ont suivi l’exemple de leurs prédécesseurs dans l’édification d’institutions éducatives. Près de 50 madrasas ont été fondées sous le règne des Mamelouks à Jérusalem. Parmi elles, certaines ont été fondées par des sultans et des émirs et par des femmes très riches. D’autres madrasas ont été construites par des notables venus d’autres régions musulmanes.

Sous la domination des Mamelouks, Jérusalem devint un grand centre intellectuel de l'islam. Cette époque est considérée comme l’age d’or de l’architecture islamique en palestine. Partout dans le pays se multiplièrent mosquées, madrasas, zawiyas, mausolées, pont et établissements à caractère économique tel que les caravansarays et les souks. Pour faciliter les déplacements, le transport et les communications, toute une chaîne de caravansarays et autre établissements fut ainsi mise en place sur les routes reliant les villes. La plupart de ces établissements étaient situés à Jérusalem, Gaza, Hébron, et leurs dépenses de fonctionnement étaient couvertes par le waqfs. L'influence mamelouke sur l'architecture de la ville donna naissance à des constructions magnifiques, encore visibles aujourd'hui. La fine fleur de l'architecture religieuse mamelouke était le “madrasa”, encore appelé collège théologique, un établissement voué essentiellement à l'étude de la loi religieuse, la Shari'a. De nombreuses madrasas furent construites sur le Haram es-Sharif et aux alentours. Le plus bel exemple restant est l'école Tankiziyya, située à côté de Bab Silsila (porte de la Chaîne). Parmi les constructions mameloukes n'ayant pas de fonctions religieuses, se distingue le marché des négociants en coton Souk al Qattanin, un long marché couvert qui débouche sur le Haram en passant par le Bab al-Qattanin. Les mamelouks soignèrent tout particulièrement les portails de façades, décorés de mouquarnas et flanqués de mastabas dans les entrées. Les assises alternent des pierres de différentes couleurs, créant le célèbre ornement ablaq. De longues frises d’inscriptions en caractères thoulouth et naski font leur apparition, sur laquelle figurent les titres officiels et les blasons des bienfaiteurs.


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